historique
 
Fondée en 1966, paraissant le 1er et le 16 de chaque mois, contact la Quinzaine littéraire commente et analyse accueil l'actualité littéraire et la vie culturelle en toute indépendance. Dirigée par Maurice Nadeau, elle compte parmi historique ses collaborateurs des écrivains, des critiques et des universitaires reconnus, et fait appel aux meilleurs spécialistes des domaines traités. dernier n°
Nous sommes le 15 mars 1966, La Quinzaine est en kiosque, elle coûte 2,50 F, et, fidèle à lui-même, Maurice Nadeau pose dès le titre de la troisième page la question qu'on attendait le moins : La Fin du monde ?
C'est que Le Déluge, de J.M. G. Le Clézio est "Le Livre de la Quinzaine" le premier. Fait exprès ?
Une page plus loin, Beckett prend le relais d'un titre on ne peut plus beckettien : Assez. Pas de manifeste, donc, pour ce premier numéro, ni d'attaques en piqué contre la critique conventionnelle. Les textes parlent d'eux-mêmes. Il y a déjà François Châtelet, qui présente Lire le capital (êd. Maspero, sous la direction de Louis Althusser) ; il y a Pascal Pia en bibliophile délicieusement honteux ; il y a Marie-Claude de Brunhoff, qu'on cite ici tant elle donne envie de lire un drôle de roman, Schrumm Schrumm, de Fernand Combet. Surtout, il y a, et tout sera dit, "Les Vies parallèles", sur le Proust de Painter, par Roland Barthes.
Trente-sept ans plus tard, toujours fidèle au poste, Maurice Nadeau dirige toujours en toute indépendance, son bimensuel littéraire où près de 600 collaborateurs, universitaires, écrivains, traducteurs, spécialistes en leur domaine, se sont succédé pour chroniquer sans défaillances le meilleur de l'actualité de l'édition française et des arts sous toutes ses formes et dans tous les domaines.
Au total cela fait une somme de plus de 27000 articles et notes de lectures rendant compte fidèlement du mouvement des idées et des arts de notre époque.